mercredi 21 août 2013

Interview de Mireille Mathieu du 7 août 2013. 1/2 (Traduction du Russe)




Traduction d'une interview de Mireille du 7 août 2013, pour un site web Russe. 
Exclusivité "les amis de Mireille Mathieu. Traduction du Russe au Français : Nadine G.






La plus grande chanteuse française raconte comment et pourquoi elle est devenue un porte-bonheur du festival « Spasskaya Tower » Une grande héritière d`Edith Piaf, ravissante Mireille Mathieu doit être aujourd`hui un trésor national  comme le sont aussi les toiles de Cézanne dans la peinture et la Tour Eiffel dans l`architecture. Cela fait déjà plusieurs décennies que ses plus de 125 millions d'albums vendus avec sa voix forte et sans égales donnent la joie et le miracle aux gens sur les quatre coins du monde. (130 millions d'albums et 55 millions de simple vendus à la fin 2012 ndr) Début septembre, Mireille Mathieu participera pour la cinquième fois au festival militaire musical « Spasskaya Tower » à Moscou.  Voilà pourquoi, la discussion a commencé par ce sujet !


Cette fête bouleverse !



- Comment vous avez entendu parler pour la première fois du festival ? Pourriez-vous parler de la rencontre avec les organisateurs ?

MM : Tout a commencé par la lettre que j`ai reçu en 2009. Cette lettre venait de Moscou. Les organisateurs m`ont demandé de participer au festival militaire musical sur la Place Rouge. A ce moment-là, je ne pensais pas que j`allais tellement aimer ce festival et que je deviendrais, en quelque sorte, son porte-bonheur. J`ai accepté la proposition avec plaisir et c`est la cinquième fois que je vais chanter auprès du Kremlin sur la Place Rouge. Cette fête musicale charme par son ampleur, sa convivialité et diversité. Des orchestres, des équipes cérémoniales, des groupes folkloriques viennent de beaucoup de pays du monde. Chaque participant est une couleur unique dans la palette de ce show grandiose. Tout en ensemble, c`est à chaque fois quelque chose de jamais vu. J`ai vu beaucoup de choses, mais même pour moi ce festival est toujours un spectacle magnifique. On a l`impression qu`il n`y a plus de limites et la musique devient une force colossale qui unit tous les gens par leur amour de ces sons magnifiques et éternels. Je me souviens du groupe qui est venu du Mexique. Ces musiciens jouaient tellement bien que des milliers de kilomètres séparant l`Europe et l`Amérique ne signifiaient plus rien. Pour tous ceux qui participent au festival et pour moi-même, cette fête près du Kremlin est devenue une occasion de prendre connaissance de la culture, des traditions des pays proches et éloignés où, peut-être, on n`ira jamais.  La musique reflète l`âme des peuples et c`est la musique qui permet de mieux les comprendre et les connaitre. Vous ajoutez à cela des uniformes stricts et colorés à la fois et vous allez voir la splendeur qui coupe le souffle. Mes impressions sont devenues encore plus marquantes et chaleureuses quand j`ai mieux connu les organisateurs du festival : son directeur Serge Smirnov, le dirigeant musical – Valérie Khalilov et le commandant du Kremlin de Moscou- Serge Khlebnikov.

- Avez-vous déjà eu l`affaire a la musique militaire ? Si oui, dans quelles circonstances ?

MM : Je me souviens de la manifestation avec le chœur de l`Armée française Nationale accompagnée de l`orchestre de la Garde Nationale où je chantais « La Marseillaise ». Encore avant lors des émissions télévisées  en 1969 et en 1970 je chantais avec des orchestres au bord des Forces Navales Françaises. Bien sûr, ce genre de connaissance a été épisodique. J`ai vraiment connu la spécifique de la musique militaire à Moscou. Je me rappelle avec plaisir ma visite en 2009 avec un orchestre de la Garde Nationale qui a été envoyée par l`initiative de Nicolas Sarkozy qui était à l`époque le Président de la République.

- A votre avis, est-ce que le festival de Moscou est différent d`autres fêtes musicales de ce genre ? Ou voyez-vous sa spécifique ?

MM : A ce que je sache, « Spasskaya Tower » est la seule fête musicale dans le format de Military Tattoo. Mais à vrai dire, j`ai du mal à imaginer que l'on puisse faire mieux qu'à Moscou. Son point fort – rejet des répétitions, rénovations constante, des idées intéressantes, de nouveaux groupes.  Par exemple, chaque année de nouveaux orchestres français viennent à Moscou. Les Moscovites ne les ont jamais encore entendus. J`ai été vraiment impressionnée par des musiciens scandinaves. De véritables virtuoses. A part cela, la particularité de cette fête consiste en ce que la puissance des orchestres militaires est multipliée par la grandeur de la Place Rouge. C`est une source énorme de l`inspiration et tu le sens quand tu te retrouves sur scène.  Tout ce qui se passe pendant le festival est rempli du sens, bien organisé et en plus il est magnifique du côté esthétique et artistique.

- Si nous avons bien compris, votre participation ce n`est pas question des honoraires ?

MM : Bien sûr que non !

- Est-ce vrai que vous avez des relations amicales avec le commandant du Kremlin de Moscou M. Khlebnikov ?

MM : Oui, c`est vrai. M. Serge Khlebnikov est toujours très cordial et chaleureux envers moi. J`éprouve la même chose pour lui.  C`est toujours un grand plaisir de nous voir à Moscou. Le commandant de Kremlin est un homme très sympathique et courtois. En plus, il aime et il comprend la musique ce qui nous rapproche encore plus.



- On vous attend cette année à Moscou. Quelles chansons allez-vous chanter ? 
MM : Je vais chanter en français, en russe et en allemand. En russe je vais chanter l`hymne de Moscou « Ma chère capitale ».

- Est-ce difficile de chanter en russe ? 

MM : Ce n`est pas facile, mais j`essaie et je travaille. Vous savez, ma maman aime beaucoup le russe et quand nous nous sommes réunis ensemble pour fêter mon anniversaire à la fin du mois, j`ai chanté «  Ma Moscou dorée » et elle était très contente.  Maman m`accompagne souvent dans mes voyages en Russie et elle salue toujours nos amis russes par des phrases qu'elle connait en Russe.

- Cela ne vous fait pas peur d`être accompagnée par plusieurs centaines de musiciens ? Et si quelqu`un d`entre eux se trompe ? 

MM : Vous savez, non, pas du tout ! L`accompagnement musical donne des ailes et tu voles sur cette crête d`onde. En plus, j`ai devant moi un chef d`orchestre, grâce à lui nous nous comprenons bien avec les musiciens. On n`a jamais eu de défaillances. Avant des concerts on a toujours des répétitions et là nous répétons les moindres détails. Les musiciens et moi-même.



Comment j`ai chanté à un mariage 

- Ce n`est pas un secret, en Europe il y a beaucoup d`amis de la Russie, mais il y a ceux qui ne l`aiment pas et essaient de déformer l`image. Est-ce que l'on vous a déjà proposé de ne plus venir chez nous pour des concerts ? 

MM : Non, jamais ! Je suis venue en URSS pour la première fois en 1967. Puis, je venais plusieurs fois. Entre la Russie et moi c`est une grande histoire d`amour qui dure jusqu'à aujourd'hui. Je ne l`ai jamais caché. Tout le monde sait ce que je ressens envers votre pays, ils connaissent mon caractère. Peut-être c`est pour cela que personne n`a eu l`idée de me dire de ne pas aller à Moscou ou dans d`autres villes russes.

 - Quelle est votre impression sur le public russe ? Est-ce qu`il est pareil qu'en France ou il y a une différence ?


MM : Je me rappelle ma première visite chez vous. Je faisais partie d`un grand groupe d`artistes du grand music-hall de Paris « L'Olympia ». Des musiciens, danseurs, humoristes, prestidigitateurs. Nous avons eu une tournée à Moscou, Leningrad et Kazan. Je me rappelle l`enthousiasme du public qui nous accueillait. Et à chaque fois que je viens la sincérité et la plénitude  des sentiments envers moi n`ont jamais changé. Des gens de tous les âges viennent à mes concerts. Ceux qui ont connu mes débuts, leurs enfants et même leurs petits-enfants. Les jeunes russes me disent parfois « Nos parents nous ont bercés avec vos chansons et maintenant nous les faisons écouter à nos enfants ». Quelle est la différence entre le public français et russe ? C`est difficile de comparer. Grace à mes compatriotes, je suis devenue une chanteuse. Ils m`ont apprécié ce qui était la base de ma carrière. Les Russes m`ont offert leur amour qui donne envie de continuer à chanter, continuer mon métier que j`aime. A part la France, il y a deux pays auxquels je dois beaucoup : la Russie et l`Allemagne. Je remercie le Dieu de m`avoir donné cette possibilité de vivre ma passion.


- Encore une question : notre pays a beaucoup changé depuis votre première visite. Il y a des choses que nous avons perdu à jamais, y en a d`autres que nous avons acquiert. Par exemple, dans votre livre « Oui, je crois » vous avez critiqué le service… 

MM : Vous savez, j`ai toujours besoin du téléphone. Quand je suis venue pour la première fois, il y avait de gros problèmes avec cela. Il fallait attendre longtemps des conversations téléphoniques. J`ai été vraiment étonnée que c`était tellement compliqué d`appeler la France. Bien sûr, la Russie d`aujourd'hui n'a plus rien à voir avec l`URSS. Du point de vue de service, magasins, restaurants, hôtels, Moscou n`a plus de différence avec Paris. Votre capitale change toujours. A chaque fois je vois de nouveaux bâtiments, cafés, centres commerciaux. Tout change tellement vite ! La Russie est immense et les gens sont toujours bons, intelligents et talentueux. Quand je faisais un concert à Perm, on m`a invité dans une école avec un enseignement approfondi du français. J`ai été impressionnée par la qualité d`enseignement du français. Ils apprennent non seulement Voltaire ou Molière mais aussi Flaubert, Zola…J`ai été émue par cet intérêt envers mon pays. En mars 2013, j`ai été à UfA. Il y avait des enfants qui montaient sur scène pour me saluer. Un enfant de 9 ans est venu me voir après le concert. Il s`appelait Arseniy. Il a commencé à chanter une de mes chansons préférées « Non, je ne regrette rien ». C`était extraordinaire ! Il répétait mes gestes, intonation…J`étais touchée jusqu'au fond du cœur.

Mireille et le petit Arseniy

 - On dit souvent que les cultures de la France et de la Russie se ressemblent beaucoup. Ce n`est pas par hasard que la France est devenue la seconde Patrie pour certains peintres, écrivains, philosophes russes. Est-ce qu'il y a vraiment une ressemblance et en quoi consiste-t-elle ?


MM : Bien sûr, nos cultures se ressemblent beaucoup. Durant des siècles la Russie a été intéressée par ce qui se passait en France : littérature, arts, traditions, mode… Les Français faisaient pareil. Je pense qu'on peut parler d`une certaine intégration de nos cultures. Catherine II a été en correspondance avec Voltaire, plusieurs bâtiments de Saint-Pétersbourg ressemblent à Versailles.  A Paris il y a un très beau pont d`Alexandre III, un cadeau de la Russie qui rappelle aujourd'hui une histoire riche et une attirance réciproque entre nos deux pays et deux peuples. Je ne parle même pas de la mode française qu'on suivait toujours en Russie. Il y avait beaucoup d`évènements intéressants lors des « années croisées : La France-La Russie» en 2010. En France il y en avait dans toutes les villes, y compris Avignon, ma ville natale où plusieurs groupes artistiques des enfants russes de toutes les régions de la Russie sont venus se produire.  Je chantais avec des petits Russes.
 


- Dans votre "musée privatif" il y a un bocal avec la poudre lunaire, un autographe de Charles Chaplin, un chapelet offert par Jean-Paul II. Est-ce qu`il y a des souvenirs mémorables de la Russie ? 

MM : Il y en a quelques-uns. Dans la chambre à coucher il y a une icone de Sainte Vierge qui m`a été offerte par mon ami peintre Ilya Glazounov. Je l`aime beaucoup.  En Russie on m`offre toujours de nombreux bouquets. Une fois, ma sœur Monique a séché les pétales de roses et les a mises dans un grand vase cylindrique. Ce vase décore aujourd'hui le jardin d'hiver dans ma maison.  Nous avons apporté  d'autres pétales venues de la Russie dans une église parisienne – Saint-Philippe du ... où je vais souvent.   Là, il y a une icône de Sainte-Rita, patronne des désespérés qui aimait beaucoup des roses.  Le châssis de cette icone est décorée aujourd'hui avec de pétales de roses moscovites.






- On dit que lors de votre tournée à Moscou vous avez été invite à un mariage russe ?  


MM : En fait, quand je viens à Moscou, je vais toujours à l`église de Nicolas Thaumaturge.  Une fois je me suis retrouvée là-bas lors d`un mariage religieux. Les fiancés m`ont reconnu.  Le prêtre m`a demandé de chanter pour les fiancés. J`ai chanté pour eux la chanson que j`aime beaucoup depuis mon enfance « Sainta-Maria  de la Mer». Apres cela, les jeunes mariés m'ont invités à les rejoindre lors du repas de mariage qui avait lieu dans un restaurant à côté. Même si on n`avait pas beaucoup de temps, j`ai accepté cette proposition avec maman et tout mon groupe on s`est retrouvé à un mariage russe. D`après la tradition, j`ai même porté un toast pour les mariés et après j`ai chanté « Ochi chernye ». C`était inoubliable !

- Mireille, quels plats russes préférez-vous ?

MM : Côtelettes de Kiev et Pojarski, des zakouskis et, bien sûr, le caviar noir.  Pour la première fois je l'ai goûté au début de ma carrière grâce à mon manager Johnny Stark.  D'abord, j`ai pensé que c`étaient des lentilles que je connaissais depuis mon enfance. J'ai été étonnée par le goût du poisson c`est après que l`on m`a expliqué…



La suite très bientôt ...
Traduction : Nadine.
2° lecture : J-P.






2 commentaires :

  1. Merci pour les traductions car j'ai bien essayé "google traduction" et autres et même de bons logiciels. Mais c'est du mot-à-mot. ET c'est impensable sur de long texte. Et les traductions sont vraiment très, très approximatives voire incompréhensibles, et ça sur de petits textes, vous imaginez sur des textes super-longs... LOL ! Merci à vous. Mais j'imagine que vous êtes nombreux à faire ce blog pour arriver à un résultat pareil et si Pro

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    1. Le choix de faire des traductions est une idée de Nadine qui a fait cette proposition ensuite une fois la traduction faite ce qui prend du temps en effet pour une véritable traduction même pour un professeur de français. Puis je fais une relecture en effet certaines formulations ou expression peuvent très rarement ne pas être forcément les meilleurs. Cela donc me prend de nouveau un peu de temps! Enfin je lui renvoie pour relecture, et voir s'il n'y aurait pas des erreurs oubliées ou pires des fautes (avec moi tout est possible, Lol) ensuite la mise en page que ce soit moi ou un autre de l'équipe le temps cela dépend de l'article et la longueur. Pour l'interview en français ça a pris une bonne heure. La traduction en Anglais moins, car Marina avait déjà bien avancé les choses sur son fichier .Les traducteurs en ligne donnent une idée mais vraiment une simple idée. Plus le texte sera long, moins la traduction sera fiable. Mais ça reste pratique dans le cadre d'échange d'Émail entre personne qui ne parle pas la même langue. À condition de faire phrase par phrase et encore ce sera vraiment pas forcément évident. Un jour Damien a reçu un mot en anglais la personne lui disait utiliser un traducteur en ligne. Damien qui maîtrise parfaitement 3 langues en plus du français n'a rien compris à cette traduction en ligne d'une lettre de 15 lignes. Alors il a écrit à la personne et lui a demandé de refaire son courrier dans sa propre langue, Espagnole dans le cas présent. Là ça a été parfait. Mais à défaut d'autres choses c'est toujours mieux que rien mais à prendre avec des pincettes ce genre de traduction. Rien ne vaut le cerveau humain qui c'est adapter et pas seulement traduire . Après oui nous sommes une équipe. seul c'est à moins de vivre derrière son PC ou Mac impossible de faire ce blog comme il est aujourd'hui. Ceci dit chacun voit midi à sa porte et tout travail mérite le respect quand il est fait avec passion, amour et sérieux comme le font aussi de nombreux blogs et sites MM. Anthony, Super, blog, "Aujourd'hui je reviens" mis à jour quasi quotidiennement. faut pouvoir le faire. Mimachica très bon blog pour les Allemands que nous conseillons. et d'autres que j'oublie certainement qu'il me pardonne

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