dimanche 7 octobre 2012

Mireille Mathieu sur : France Bleu National, samedi 6 octobre 2012.







Hier samedi 6 octobre 2012, Mireille Mathieu était pendant une heure dans l’émission de radio « On repeint la musique », sur France Bleu National. Elle y parle de sa vie, sa carrière et l’occasion de faire entendre ses interprétations des chansons de Piaf.
 
 
 
 
 
 
 
Mireille Mathieu - Portrait, par Jean Paul Billo
© Jean-Luc Drion - Photothèque Fabien Lecoeuvre 
 
 
« Mes chansons parlent toujours d’amour, c’est comme ça que je les aime ! » Depuis plus de quarante sept ans, Mireille Mathieu trimballe sous les projecteurs de la planète sa frimousse avenante, son sourire éclatant, sa frange de brunette provençale et son énergie de vaillant petit soldat au service des ritournelles populaires et d’une certaine image de la France. Toujours sur la brèche à plus de 65 ans, « Le moineau d’Avignon », invitée de France Bleu dans « On repeint la Musique » le samedi 6 octobre, présente son nouvel album consacré aux grands succès d’Édith Piaf pour le cinquantenaire de la disparition de « La Môme », et la série de spectacles qu’elle proposera en 2013.
En 1962 en Avignon, Mireille Mathieu se présente au concours « On chante dans mon quartier », et finit seconde, juste derrière Michèle Torr. En 1964, elle remporte l’épreuve.
Cornaquée Raoul Colombe – adjoint au maire de la ville – elle participe à de nombreux galas locaux et se risque au « Jeu de la Chance », fameux télé-crochet animé par Raymond Marcillac.
Le célèbre imprésario Johnny Starck la repère, la prend en main, et la fait durement travailler.
En 1966, elle enregistre ses premiers grands succès : « Mon credo », « Qu’elle est belle », « Viens dans ma rue », et se produit en vedette à l’Olympia.
Cette même année, elle interprète « Paris en colère » dans la bande originale du film de René Clément « Paris brûle-t-il ? », et devient en quelque sorte « La voix de la France ».
Elle entame ainsi une carrière d’une exceptionnelle longévité, ponctuée par des chansons à l’audience considérable comme « J’ai gardé l’accent » (1968), « Acropolis Adieu » (1971), « La Paloma » (1973), « Mille colombes » (1977), « Santa Maria de la Mer » (1978), « Une femme amoureuse » (1980), « Un prince en Avignon » (1984), et des reprises telles que « Non, je ne regrette rien », « Mon Dieu » d’Édith Piaf ou « Ne me quitte pas », de Jacques Brel.
À partir des années 70, elle pratique le duo avec des collègues de haut vol comme Sacha Distel, Sylvie Vartan, Charles Aznavour, Claude François, Johnny Hallyday, Michel Sardou, Nana Mouskouri, Gilbert Bécaud, Julio Iglesias, Dalida, ou Julien Clerc.
Parallèlement, dès la fin des « sixties », Elle donne à son métier une tournure internationale. On la voit en Angleterre, Espagne, Italie, Autriche, Danemark, au Canada, aux Etats-Unis où elle se produit au Carnegie Hall et enregistre deux albums avec Paul Anka, et aussi au Mexique, au Japon, en Chine, ou dans les Pays baltes.
En Allemagne, elle accède à une grande notoriété, symbolisant par ses prestations la réconciliation franco-allemande illustrée par la démarche Mitterrand-Kohl. Elle reçoit en 2008 le Prix « Berliner Zeitung » dans la catégorie « L’œuvre d’une vie ».
Dans les années 90 – 2000, elle se hisse au rang de véritable icône en Russie, où elle donne des spectacles à guichets fermés notamment à Moscou, ou à Saint Pétersbourg, devant Vladimir Poutine et Dimitri Mevdevev qui lui remet en 2010 la « Médaille de l’Ordre et de l’Amitié ».
Elle chante en 11 langues et sa discographie est riche de plus de 1 200 titres répartis en plus de 80 albums, dont 38 en français.
En 2005, elle reçoit, au nom de la Sacem et de la profession, un « Disque de Rubis », distinction spécialement créée pour elle, qui récompense ses 122 millions de disques vendus à travers le monde.
Chevalier dans l’Ordre National du Mérite depuis 1987, récipiendaire de la médaille de Chevalier de la Légion d’Honneur des mains de Jacques Chirac en 1999, elle est élevée au rang d’Officier en 2011 par Nicolas Sarkozy, pour lequel elle a chanté « La Marseillaise » et « Mille colombes » place de la Concorde, lors de son élection en 2007 à la présidence de la République.
Elle fait l’objet d’une biographie intitulée « Oui, je crois », signée Jacqueline Cartier et publiée en 1987.
 
 
 
 
Délicieuse baignoire
 
Mireille Mathieu vient au monde le 22 juillet 1946, précédant l’arrivée de 13 frères et sœurs. Roger, son papa, est tailleur de pierre et possède une belle voix de ténor. Il se rêve en chanteur professionnel.
Mais la famille ne vit pas dans l’opulence et demeure dans une baraque en bois où s’engouffrent souvent le vent et la pluie. Pour nourrir et habiller sa petite tribu, la maman jongle savamment avec les cordons de la bourse. Elle à toujours une tête d’ail dans son sac à main, car chez les Mathieu, « l’ail soigne tout ».
Deux grands évènements sont encore présents dans l’esprit de Mireille : « À quatre ans j’ai chanté pour la première fois en public. C’était à Noël, pour la messe de minuit ! J’en avais quinze quand on a déménagé dans un vrai appartement avec une salle d’eau. J’ai pris mon premier bain. Ce fut le plus beau jour de ma vie ! »
Aînée de la fratrie, elle prend vite des responsabilités et tient à cœur d’aider ses parents dans les tâches ménagères : « Chez nous, tout était propre et bien en ordre. On aurait pu manger par terre ! »
Au sein du foyer, la musique tient une grande place, ce qui met de bonne heure le pied à l’étrier de la gamine : « Mon enfance à été bercée par l’opéra, Tino Rossi, Luis Mariano, et surtout Édith Piaf. C’était mon idole. Dans la classe de couture, pour faire plaisir à mes copines, j’entonnais « L’hymne à l’amour » et « La vie en rose » qui est devenue ma chanson fétiche ! Quand je chantais Piaf, j’avais l’impression de voler ! »
À force d’interpréter avec bonheur devant famille et camarades les airs des artistes qu’elle écoute à la radio et regarde à la télé, une idée finit par lui trotter vraiment dans la tête : « Toutes ces personnes sont devenus des vedettes. Pourquoi moi je n’y arriverai pas ? »
C’est ainsi que naissent les contes de fées.
 
Revers de médaille
 
Aimée des gens simples, invitée à la table des chefs d’État, Mireille Mathieu arpente le monde telle une effigie patriotique, une ambassadrice tricolore, une valeur sûre de la « french touch », installée dans un style quasi inamovible : « Je suis fière de représenter mon pays ! Je m’efforce de perpétuer une certaine tradition française, comme l’avait fait avant moi mon parrain dans ce métier, Maurice Chevalier ! » C’est une bosseuse dont les recettes n’ont rien de mystérieux : « Il n’y a rien sans travail ! Je ne triche pas, mes émotions, on les voit à cœur ouvert. Je me mets tout à nu ! La clef de la réussite, c’est de durer, et quarante après, je suis toujours là ! Je suis la seule avec Charles Aznavour à chanter dans le monde entier ! »
En France, elle se fait tellement discrète qu’on peut parfois se demander si elle est encore en activité. Ce qui l’amuse beaucoup, car les années lui ont tanné le cuir et apporté une sérénité qui lui permet d’évoquer sans aigreur l’époque des persiflages et des moqueries : « Je sortais de l’usine et de ma province, j’avais mis deux ans pour avoir mon certificat d’études. Du haut de mes dix-sept ans, je paniquais terriblement devant les questions des journalistes. C’était facile de me coller une étiquette de sotte que certains n’ont jamais voulu dépasser. Tant pis, je ne m’en offusque plus ! »
À l’inverse de nombre de ses chansons, son existence de star internationale n’est pas toujours parfumée à l’eau de rose. Derrière l’image lisse et radieuse qu’elle entretient en bonne professionnelle, se cachent d’autres réalités qu’elle évoque très rarement : « Dans la vie d’une chanteuse, il n’y a pas que des triomphes et des rappels ! Il y a des jours où il faut partir alors qu’on en a aucune envie. Il faut parfois sourire quand le cœur n’y est pas à cause d’un chagrin qu’il faut taire. Il y a la fatigue qu’il faut oublier car le rideau rouge doit toujours se lever. Qu’importe de se trouver désespérée quand il faut chanter la joie. Qu’importe le trac qui vous paralyse au moment où les projecteurs s’allument ! »
Pourtant c’est sur scène qu’elle admet se sentir le mieux, « presque invulnérable ».
 
Fée Clochette
 
Mireille est une catholique fervente et va régulièrement à la messe. Autour du cou, elle porte sa médaille de baptême. Elle pratique un certain œcuménisme : « Je suis gaulliste, mais j’ai toujours pris du plaisir à chanter dans des mairies communistes ! En fait, j’ai des amis dans chaque bord. De toute façon, étant dyslexique, je ne sais pas distinguer ma droite de ma gauche ! »
À Neuilly-sur-Seine, elle vit dans son hôtel particulier – entouré d’un jardin où poussent orchidées, jasmin, tilleul, oranger, olivier – et où sa sœur Monique fait office de majordome. Fidèle à Chanel et à Christian Lacroix, l’icône ne cuisine pas, ne conduit pas, ne lit pas et préfère les mots fléchés. Elle fuit les dîners en ville, et s’astreint à vivre sainement : « Dix heures de sommeil quotidien. Un peu de gym, des cours de chant, de respiration. Rien que de la nourriture diététique, et des produits naturels : miel du Midi, infusions de thym de Provence, savonnettes au géranium… Et je ne m’expose jamais au soleil ! »
Et son petit cœur ? La disparition de Johnny Starck - « mon second papa » - l’a plongé dans une longue dépression nerveuse dont elle s’est sortie « toute seule, sans voir un psy », ce qui lui a permis de mettre ses comptes à jour, et de chasser les parasites dont elle s’était involontairement entourée.
Pour le reste on n’en saura pas plus : « Ma vie privée est fermée à double tour. Dès le début, j’ai bâti un mur autour de moi. Mais j’ai aimé et on m’a aimée ! Je ne suis pas une extraterrestre ! »
Elle n’a pas d’enfant : « C’est un choix. On ne peut pas courir le monde et être une vraie maman. Mais je n’ai pas de regrets. Mes neveux et mes nièces me comblent de joie. Je suis leur fée Clochette ! »


Source :  France Bleu national.

7 commentaires :

  1. merveilleuse artiste si touchante si talentueuse .jamais je me lasse de l'ecouter en plusieurs langues.j'ai acheté son dernier c.d et j'en ai offert un à mon meilleur ami!nous sommes sous le charme de ses dernières reprises.merçi de tout coeur!!!

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  2. superbe présentation de notre Mireille, presque une femme parmi les femmes, mais quel talent, quelle énergie et surtout, un coeur gros comme cela!!!!Les coups , elle les a comptés, les mains tendues aussi, les amis rares mais des vrais et puis son publique, nous, inconditionnels et fidèles!!!!

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  3. 21 novembre 1946, grrrrrrrr la grosse erreur...veuillez corriger....21 juillet 1946....

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    1. Oui, on avait déjà l'âge 67 ans ... comme quoi .... merci

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  4. Le 21 juillet c'est la fête nationale en Belgique, le 22 juillet c'est l'anniversaire de Mimi et le 26 juillet c'est le mien ! Rires, bises, Martine.

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  5. LECONTE Danielle11 janvier 2013 à 14:46

    21 Novembre 1965 reste gravé car le 12 Ocobre je perd mon amie de 10 ans d'un arrêt cardiaque ,le dimanche je vais tenir compagnie à ses grands-parents la télé marche en bruit de fond et j'aperçois Roger Lanzac qui présente le jeu de la chance je découvre Mireille et à 2 jours de mes 13 ans elle gagne,depuis je la suis silencieusement car auprès de mes copines si on n'aime pas la chanteuse à la mode on n'est plus dans le groupe,mais maintenant à 60 ans il y a bien longtemps que tout mon entourage sait que j'aime Mireille et je m'aperçois qu'il n'y est pas insensible pour son talent,sa voix,sa discrétion. Bravo Mirelle il faut continuer,oui je vous aime. Danielle

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  6. calendini charles23 février 2013 à 17:01

    j'ai découvert mireille a l'age de douze ans et j'en ai 37 aujourd'hui je suis corse et j'achète tous ses enregistrements je l'ai vu en concert a l'olympia en 2002 et j'ai été époustouflé c'était géant comme beaucoup de fans je pense j'adorerai qu'uneintégrale françaie et internationale voit le jour pourquoi pas pour ses 50 ans de carrière et je me bats pour que les chansons de mireille soient diffusées sur les radios corses a bientot aux amis de mireille

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